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Ground Control to Major Tom : « Un fablab manager découpe au laser dans le Makerspace ! »

Juin 02 coworking ,Prototypage & usinage 0 Comment

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Ground Control to Major Tom :
« Un fablab manager découpe au laser dans le Makerspace !»

Fab-labber, fab-travailleur, fablab manager, couteau-suisse, les dénominations sont multiples mais moins encore que les missions de cette personne-ressource pour un Fablab ou un coworking ; chacun des ces « Tiers-lieux de travail » a la sienne ; Make it Marseille a… Raphaël Cei , un fablab-manager « multi-casquettes »… en plus de l’indévissable noire qu’il arbore tous les matins du monde… de MIM !

 

Avec l’essor des coworkings et fablabs (lieux de création s’appuyant sur l’utilisation d’outils numériques), émerge un métier indispensable à leur bon fonctionnement  : le « Fablab manager ». Dans MIMzine#9, Vincent Roy s’appuie sur la récente étude de Makery pour définir ce profil emblématique de l’économie collaborative actuelle : en France, le fablab manager ou LA fablab manager (10 % de femmes en plus sur ces postes en 3 ans !) a entre 25 et 34 ans, est diplômé d’un BAC + 4 ou +5, à la croisée du design et des TIC. Parmi ses  responsabilités, variables, selon la vocation du Tiers-lieux qui l’emploie, le/la fablab manager assure la médiation avec l’environnement technique du fablab dont bénéficient les utilisateurs pros ou particuliers, facilite et anime la vie de la communauté d’usagers, accueille, informe, forme, appuie, etc.

Raphael Cei, designer et photographe, est membre de Make it Marseille depuis l’ouverture. Cet « entrepreneur-maker » de 30 ans est aussi le Fablab manager du makerspace.  Il a accepté d’abandonner la découpe-laser pendant quelques minutes pour se présenter.

Mini-bio

Après des études  à l’ENSCI-Les ateliers, à Paris, Raphaël a démarré sa carrière de designer dans le mobilier éco-conçu puis la technologie haptique. En 2014, il descend à Marseille pour monter son activité indépendante. Son approche personnelle du design s’appuie sur une nécessité, celle de l’équilibre entre le  travail physique de la matière et le savoir-faire numérique mobilisant l’outil digital pour « amplifier le travail de la main ».  Elle repose aussi sur le désir constant de « se laisser  penser en faisant », d’observer, de tenter, de tester tous les possibles susceptibles de (ré)orienter son travail ; c’est notamment cette « possibilité de tout faire » offerte par l’environnement MIM (du stade de l’idée à la réalisation par des outils numériques ou mécaniques) qui a convaincu Raphaël de se poser au 108, rue Breteuil.

Make-it-Marseille Portes ouvertes crédit photo Vincent Roy Make it Marseille1

Multi-casquettes

Depuis 1 an, Raphaël accompagne donc les makers et artisans dans leurs projets. Il aide, par exemple,  un maker- menuisier à gagner en temps et en précision sur des rainurages de planches à la fraiseuse numérique,  un autre maker, marqueteur-cuir, à découper « à la laser » ses outils en plexis, une bijoutière à prototyper un moulage de bijou à l’imprimante 3D avant de passer à l’établi, etc. Il réfléchit avec eux à leurs contraintes techniques, les conseille sur le choix des machines les plus adaptées, génère pour eux des « parcours d’outils », les accompagne dans la prise en main des machines, etc.

Cette double culture « artisanale-geek », il la transmet lors d’ateliers de formation qu’il conçoit avec Emmanuelle et Vincent (fondateurs de Make it) pour « Devenir autonome à la découpe-laser »« Storyboarder son activité», se renforcer en  « Iphone-graphie », etc.
Et quand il n’est pas fablab manager ou responsable de production du services entreprise Make it Marseille, Raphaël reprend sa casquette de maker pour peaufiner ses nouveaux luminaires de calque et de bois, ses projets photos, etc.

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« Spirit of MIM»

En général, dans sa démarche créative, « le designer cherche à optimiser l’expérience ». C’est aussi dans cet esprit que le rôle de fablab manager de Make it a été pensé pour les makers. Raphael incarne pleinement cette posture ; il affirme bénéficier aussi personnellement des possibilités offertes par les équipements de MIM et par la façon de « faire grandir le projet MIM ». Encore fait de « premières fois »  puisqu’il  a un an, le projet MIM évolue , invente , débride avec et pour ses makers, dans le Makerspace et… « au delaaaà » !

Infos et propos capturés entre la scie à onglet radiale et la traceuse numérique,

par Céline Aguilera, coworkeuse de Make it Marseille

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